Épisode 3 - Être fille/gaçon
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Être fille ou garçon, cela passe d’abord par le physique et des processus physiologiques spécifiques. Chez les filles, les règles sont le marqueur de leur condition féminine : elles disent mensuellement qu’elles sont en capacité de procréer. Mais les règles restent négativement connotées, on les associe communément à la souillure et à l’impureté, on impose de les dissimuler et de les taire. Cela génère souvent chez les filles un sentiment de honte et chez les garçon des réticences à en parler.
Être fille ou garçon, c’est aussi un fait culturel et socialement construit. Au cours de la socialisation genrée (cf. fiche 2), les enfants apprennent à adopter les comportements conformes à ce que la société identifie comme féminin ou masculin. C’est ce que recouvre la notion de genre. Ce que cela implique, pour les enfants et les adolescent·es, c’est un ensemble d’attentes et même d’injonctions relatives à leur apparence et à leurs comportements. Quand les codes genrés sont survalorisés, comme c’est le cas à l’adolescence, ils se transforment en modèles caricaturaux, virilité d’un côté, féminité hyper sexualisée de l’autre. Ce peut être alors difficile pour les filles et les garçons d’y souscrire.